L'Orient dans l'imaginaire occidental (partie 2)

Publié le par lifim2010

II. Les voyages en Orient:

        
depuis les débuts de l’Europ, l’Orient a toujours été vu par l’occident comme quelque chose de plus que ce  qui était empiriquement connu à son sujet et lui est toujours apparu en tant que terre  dissemblable.

            Cela est déjà visible dans les textes aussi anciens que Les Perses d’Eschyle, ou Les Bacchantes d’Euripide. En même temps l’Orient se présente comme un danger insinuant: c’est là-bas que viennent le christianisme, de redoutables conquérants et surtout l’Islam qui est vu, par les occidentaux, comme une fausse révélation, une espèce de faux christ que l’Orient cristallise  , à partir du  Moyen-âge, une série de    « représentations » qui veut se perpétuer dans l’imaginaire occidental. De là-bas émane la trahison, la débauche, la lascivité et l’hérésie pour eux.

            L’Orient  défile un répertoire culturel très riche: le Sphinx, Cléopâtre, Sodome et Gomorrhe, l’Eden, Osiris et Isis, Babylone et bien d’autres. Des décors, des noms semi-imaginaires, des monstres, des héros, des plaisirs, des désirs, des terreurs qui nourriront pendant des siècles l’imagination européenne.

            Le mythe est crée, l’Orient  inventé et orientalisé par l’occident selon l’expression  d’Edward SAID
 

Au XIX ème Siècle, l’Orient  deviendra un mythe moderne, positif et romantique. Il sera à l’origine de l’apparition d’une discipline aux frontières fluides : l’Orientalisme.
En articulation avec l’intérêt des grandes puissances (France et Grande Bretagne)  pour l’Orient, une série de recherches érudites sur l’Orient  commencèrent à être entreprises vers la fin du XVIII ème siècle, sous l’élan des études comparatives, surtout dans le domaine philologique et lexicographique, notamment la découverte  des langues antiques d’Asie (le zende, le sanscrit, les hiéroglyphes égyptiens.

Aussi, l’expédition de Napoléon en Egypte, en 1798, s’est avérée  d’une grande importance pour el progrès de l’orientalisme, étant  donné que Napoléon s’est fait accompagner d’une armée de savants qui, sous  l’égide de l’institut d’Egypte, crée  par Napoléon lui-même,  ont produit  la « Description de l’Egypte », une grande œuvre publiée en  23 énormes volumes entre 1809 e t 1828.

            Ces découvertes ont eu  d’immenses répercussions dans les milieux intellectuels européens. Le goût romantique pour l’exotique et le pittoresque, outre l’expansion du phénomène de la traduction (Les Milles et une Nuit, traduite en français), déclenchèrent donc, parallèlement à ces découvertes, une énorme curiosité pour l’Orient.

L’Orientalisme se présente alors aux yeux de beaucoup comme un nouvel humanisme, une nouvelle renaissance: tout comme à la Renaissance, l’Europe chrétienne s’était transformée et enthousiasmée pour la Grèce et la Rome antique, en y identifiant ses origines, nous assistons maintenant à une transposition de cet enthousiasme vers l’Orient, berceau primitif des civilisations. C’est la Renaissance orientale, selon Edgar Quinet.

            L a vogue des voyages en orient se développe: les ouvrages d’érudition et les récits de voyages se multiplient. Une fois dépassé le réalisme descriptif ou le pittoresque réducteur des premiers orientalistes, l’Orient, sans limites géographiques bien définies, devient un « Topos » et un moyen de création  artistique pour l’imagination occidentale. En Europe, la peinture et la littérature orientalistes prolifèrent, au point qu’on peut parler d’une sémiotique orientale.

             L’Orientalisme littéraire a fait de fameux adeptes chez Byron, Moore, Goethe, Hugo, Lamartine, Vigny, Chateaubriand, Gautier, Nerval  et Flaubert et beaucoup d’autres…

             Selon Philipe Desan:
«  on réécrit l’Orient  selon sa fantaisie et l’Orient  devient bien vite un immense  « fantasme»: le fantasme de l’occident qui se cherche  des origines dans un monde moins rigide».

C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Orient comme féminin, séminal, sensuel, mystérieux et primitif. Au fond il est l’autre, tout ce qui est absent et que l’on désire. L’Orient devient une espèce de patrie subjective où chacun trouve ce qu’il cherche. Mais bien vite, le discours orientaliste perd son individualité pour devenir un tout collectif, une conscience collective dans la mesure où l’orientaliste fonde son autorité sur le discours d’un autre orientaliste.

            Ainsi, chaque voyage devient la confirmation d’un matériel canonique et seules les capacités esthétiques de l’artiste font de son récit une œuvre d’art, capable de retenir l’attention du lecteur.

            Certes de nombreux voyageurs accomplissent toujours des pèlerinages en Terre Sainte, mais les auteurs qui nous intéressent ici sont ceux qui partirent principalement à la recherche de sensations, d’impressions personnelles, de souvenirs à fabriquer. A la croisée de ces critères se sont trouvés réunis les voyages de Lamartine et Nerval. C’est à ces hommes-là qu’on a envie de poser la grande question : qu’avez-vous vu ?    

 

A. Lamartine :

            Le Voyage en Orient
de Lamartine est placé sous le signe de sa mère. C’est elle qui l’avait initié tout enfant à l’art de la méditation et qui l’avait entretenu de longues heures sur les histoires de la Bible. C’est ce qu’atteste Sarga Moussa  dans son introduction du Voyage en Orient de Lamartine : « retrouver ses racines judéo-chrétiennes ; c’est aussi tenter de faire coïncider le temps de l’enfance et celui des patriarches »
           
            Ce projet de voyage, est en réalité plus ancien qu’on ne pourrait le croire. Nous trouvons dans une lettre de 1818 une première expression de ce vœu  : « Si je puis amasser seulement cent louis, j’irai en Grèce et à Jérusalem avec un bourdon et un sac et mangeant du pain ».  Depuis lors, Lamartine ne cessa de caresser ce projet. Mais pourquoi a-t-il voyagé en Orient ? Que va-t-il chercher en Orient ?

À l’instant de son départ, dans l’Adieu daté de Marseille, il a lui-même donné les raisons de son voyage :
« Des sept pages du monde une me reste à lire :
Je ne sais pas comment l’étoile y tremble aux cieux,
Sous quel poids de néant la poitrine respire,
Comment le cœur palpite en approchant des dieux !
Je ne sais pas comment, au pied d’une colonne
D’où l’ombre des vieux jours sur le barde descend,
L’herbe parle à l’oreille ou la terre bourdonne,
Ou la brise pleure en passant.
Je n’ai pas entendu dans les cèdres antiques
Les cris des nations monter et retentir,
Ni vu du haut Liban les aigles prophétiques
S’abattre au doigt de Dieu sur les palais de Tyr ;
Je n’ai pas reposé ma tête sur la terre
Où Palmyre n’est plus que l’écho de son nom,
Ni fait sonner au loin, sous mon pied solitaire,
L’empire vide de Memnon.
Voilà pourquoi je pars, voilà pourquoi je joue
Quelque reste de jours inutile ici bas »

Donc, les raisons pour lesquelles Lamartine fit le voyage en Orient sont de deux ordres: général et personnel. Il déclare lui-même à plusieurs reprises dans le Voyage en Orient que les voyages lui semblent essentiels à la formation morale et intellectuelle de l’homme :


           
«Voyager, c’est résumer une longue vie en peu d’années  ; c’est un des plus forts exercices que l’homme puisse donner à son cœur comme à sa pensée. Le philosophe, l’homme politique, le poète doivent avoir beaucoup voyagé. Changer d’horizon moral, c’est changer de pensée ».


            C’est pourquoi il fera de ce voyage le plus long et le plus enrichissant de sa vie. Lamartine part de Marseille en mai 1832 ; il sera en Yougoslavie en septembre 1833. Son voyage dura donc plus de seize mois. Il  note :


            « Il n’y a d’homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. Les habitudes étroites et uniformes que l’homme prend dans sa vie régulière et dans la monotonie de sa patrie, sont des moules qui rapetissent tout : pensée, philosophie, religion, caractère… Il y a une optique pour l’univers matériel et intellectuel. Voyager pour chercher la sagesse, était un grand mot des anciens…. Pour moi, je suis constamment frappé de la façon étroite et mesquine dont nous envisageons les choses, les institutions et les peuples ; et si mon esprit s’est grandi, … si j’ai appris à tout tolérer en comprenant tout, je le dois uniquement à ce que j’ai souvent changé de scène et de point de vue…Nous étudions tout dans nos misérables livres, et nous comparons tout à nos petites habitudes locales… Ouvrons le livres des livres, vivons, voyons, voyageons… »

 

Lamartine méprise la Grèce et néglige l’Egypte ; ses grandes révélations ont lieu en pays musulmans, et plus particulièrement au Liban :« … je rêvais toujours d’ un voyage en Orient, comme un grand acte de ma vie intérieure ». L’Orient ne constitue pas chez lui le lieu de la révélation momentanée, mais l’empreinte de cette foi nouvelle, à laquelle il restera fidèle jusqu’à la fin de ses jours.

Il fut attiré par l’architecture islamique. Il ne rate pas d’évoquer les mosquées de Constantinople ou les monuments arabes de Jérusalem et de Damas avec infiniment de poésie  ; on sent qu’il a subi le charme de cet art, si nouveau pour lui.  Il en entretient son lecteur avec exactitude et il établit un étroit rapport entre l’architecture islamique et la religion musulmane qui l’a fait naître.

On constate ainsi, une fois de plus, que Lamartine ne s’arrête jamais aux apparences extérieures et matérielles, mais qu’il cherche à saisir cette âme qu’il prête aux objets inanimés.

La situation de la femme orientale et sa condition n’ont pas manqué d’intéresser Lamartine, il note : « le respect des musulmans pour les femmes européennes contraste singulièrement avec la dépendance dans laquelle ils tiennent les leurs »

Il est entendu que la femme orientale ne paraît point aux regards des hommes et qu’elle vit recluse dans le harem ; Cette image demeure cependant la seule concession au stéréotype de l’Orientale recluse, voilée, obstinément dérobée aux regards, et qui envahit littéralement le récit de voyage en Orient au XIXème siècle.

Enfin, Lamartine pousse son enquête sur les femmes orientales presque jusqu’à l’indiscrétion, puisque nous lisons dans le Voyage en Orient une longue description du bain. Trois pages suffisent à peine à l’écrivain pour relater la cérémonie du bain de la jeune fiancée: « cette cérémonie du bain a lieu ordinairement quelques jours avant le mariage ».

Lamartine partage ainsi la fascination des Européens pour cet espace spécifiquement oriental qu’est le harem. Ce lieu interdit, carcéral, autour duquel se cristallisent tous les fantasmes, qui crée l’écart nécessaire à la sacralisation de la femme.    

En dérobant l’Orientale aux regards profanes, il lui confère une aura étrange exceptionnelle :

‘« Il n’y restait qu’un petit nombre d’odalisques. Nous n’approchâmes pas plus près de ce séjour interdit à l’œil. Nous vîmes seulement les fenêtres grillées et les délicieux balcons entourés aussi de treillis et de persiennes entrelacées de fleurs, où les femmes passent leurs jours à contempler les jardins, la ville et la mer »

 

Voilà l’essentiel de ce qu’on trouve dans le livre de Lamartine sur les coutumes, les mœurs et les traditions orientales. On peut voir dans ces pages le signe d’une volonté, de la part du voyageur venu d’Europe, de ramener l’inconnu au connu, l’étranger au familier.

Lamartine nous présente un espace réunifié, un lieu où tout semble universellement et simultanément présent. Cet espace rassemble et englobe l’ici et l’ailleurs, le proche et le lointain. C’est ce qu’explique Nicolas Courtinat:            

« Non content d’inventorier ici et là des enchantements, le poète romantique, pénétré du sens de l’unité cosmique, recherche dans le monde les signes d’une harmonie universelle. L’Orient lamartinien n’est pas seulement cet univers merveilleux où cohabitent les eaux vives, les palais luxueux, les kiosques embaumés, les peuples poètes et les femmes-fleurs. C’est aussi un espace idéal, qui réalise sous les yeux du voyageur le grand rêve ultime et définit de l’ ‘uni-totalité’ »

 

 Le Voyage en Orient constitue en effet un document exceptionnel sur les différents rituels qui rythment la vie quotidienne en Orient. Lamartine nous donne force détails sur la nourriture, l'organisation des repas, il nous parle aussi des cimetières musulmans, du muezzin, de la poésie arabe. Qu’il s’agisse des mœurs, des coutumes, des usages et des traditions de l’Orient, Lamartine juge favorablement, quand ce n’est point avec une certaine complaisance. Presque tout lui plaît. Il est séduit, il idéalise, il s’émeut, il approuve.

 

B. Nerval   :     

Le voyage de Nerval est essentiellement littéraire – l'auteur écrit parfois sur des lieux qu'il n'a jamais visités, dont il n'a qu'une connaissance livresque – et en grande partie fantasmé. Nerval part confronter “son” Orient onirique à l'Orient réel. La relation de voyage lui permet, ainsi, d'explorer la thématique qui alimente l'ensemble de son œuvre : la tension tragique entre rêve et réalité.

L'Orient, pour Nerval, c'est avant tout la « terre maternelle », c'est-à-dire le berceau de l'humanité. La terre, aussi, de l'omniprésente Isis, déesse-mère qui cristallise toutes les qualités de la femme idéale que poursuit le poète à travers son œuvre entière – de Sylvie à Aurélia.

Dans l'univers nervalien, où le rêve prédomine, la femme orientale remplit une fonction particulière. Son voile – occultant le réel – permet le déclenchement d'un processus d'idéalisation. Sa beauté reste à l'état de promesse : sous le voile, on peut imaginer n'importe quels traits et particulièrement ceux d'une femme divine. Créature irréelle dont les secrets ne se révèlent qu'au terme d'une initiation mystique.

Autre élément permettant la rêverie : la barrière du langage, qui rend possible le mystère. Puisqu'on ne comprend pas ce que dit l'autre, on peut prêter à ses paroles le sens que l'on désire : « il y a quelque chose de séduisant dans une femme d'un pays lointain et singulier qui parle une langue inconnue ».

Le Voyage en Orient est truffé de mots arabes et turcs qui vont jusqu'à revêtir, pour Nerval, le pouvoir magique du sésame. C'est le cas pour l'interjection fortement polysémique « Tayeb ! » qui apparaît très tôt dans l'œuvre et surgit à de fréquentes reprises pour sortir le narrateur de situations parfois scabreuses.

Nerval définit « l'admiration de la nature » comme l'essence de la prière du poète. Or, la nature orientale est proprement idyllique. Les paysages qu'il découvre avec émerveillement fournissent à l'écrivain matière à descriptions lyriques :

 « Ô nature ! Beauté, grâce ineffable des cités d'Orient bâties aux bords des mers, tableaux chatoyants de la vie, spectacle des plus belles races humaines, des costumes, des barques, des vaisseaux se croisant sur les flots d'azur, comment peindre l'impression que vous causez à tout rêveur!»

L'Orient représente également le lieu où Nerval peut laisser libre cours à sa tendance au syncrétisme, dans la mesure où les Orientaux ont « une tolérance mutuelle pour les religions diverses ». Ouverture d'esprit qui autorise une rêverie mystique où toutes les confessions fusionneraient.

La religion druse, notamment, « formée des débris de toutes les croyances antérieures», permet – selon Nerval – « d'accepter toutes les formes possibles de culte ». Elle est, par ailleurs, associée à la franc-maçonnerie dont il était proche.

Pour autant, Nerval n'est pas dupe. Lorsqu'il avance que voyager c'est     « se permettre l'illusion d'un rêve continuel », il sait pertinemment qu'il n'est pas en train de rêver. Seulement, souvent blessé par la médiocrité du réel, il s'arroge le droit de donner à son voyage les apparences du rêve.

Le motif du théâtre, récurrent dans l'œuvre, traduit cette volonté de distanciation. Nerval s'assimile régulièrement aux personnages de comédie vivant – au long de son périple – moultes péripéties dignes d'un vaudeville. Le Voyage en Orient est, de fait, ponctué de scènes de méprise qui rappellent les pièces de Molière.

De cette autodérision découle une vaste entreprise de démystification du soi-disant onirisme de l'Orient. Nerval, en fin de compte, dénonce les puissances de l'imaginaire auxquelles il vouait pourtant son texte. Tout ce qui semblait, au départ, idéal est volontairement dénigré.

En premier lieu, les femmes. Constamment rapprochées du monde animal, elles font l'objet de comparaisons grotesques avec les oiseaux, les singes ou les palmipèdes. Au fil de son récit, le narrateur se pose non plus en esthète désireux d'atteindre un idéal féminin mais en « propriétaire », dont l'unique préoccupation est de savoir comment nourrir sa jeune esclave Zeynab. Finalement, l'amour perd sa dimension sublime pour devenir un simple sujet de considérations matérielles.

La langue, elle aussi, est source de désillusions. Au Caire, ce que Nerval avait pris pour un magnifique « chant de pâtre » arabe n'était qu'une « sotte chanson politique », dont il aurait préféré ignorer le sens.

Même chose pour la nature, régulièrement présentée comme déliquescente. Désagrégation soulignée par l'abondance des termes ressortissant à la thématique de l'Égypte-tombeau – pays où règnent la mort et les ruines.

Quant aux promesses du syncrétisme, elles sont mises à mal par la guerre que se livrent Druses et Maronites : la tolérance orientale a donc, elle aussi, ses limites ! Enfin, l'espoir qu'avait fondé Nerval de changer d'identité est également détruit.

Malgré sa volonté sincère de respecter les mœurs locales, le voyageur européen ne peut abandonner ses préjugés : « quoiqu'on fasse pour accepter la vie orientale, on se sent français ».

L'expérience du voyage, chez Nerval, serait donc foncièrement expérience de l'échec. Voyager, ce serait confronter son rêve à la réalité et se rendre compte qu'ils sont définitivement incompatibles. « L'humble vérité [comme l'avoue le poète] n'a pas les ressources immenses des combinaisons dramatiques ou romanesques. »

En dépit d'un effort considérable pour croire en un Orient idéal, Nerval fait de la découverte de cet endroit un constat de défaite.  

Ainsi Au XIXe siècle, de nombreux écrivains se sacrifient au goût de l’aventure exotique en se lançant à la découverte de l’Orient mythique. Ils  illustrèrent, à leur manière, le grand livre de l’Orient que l’imagination, le rêve, la quête de dépaysement ou tout simplement le souci d’érudition.

Cependant  l’Orient de ces écrivains n’est pas seulement une source d’images, de mœurs exotiques et de profondes méditations philosophiques et religieuses, mais également une source d’idées politiques. Les romantiques essaient aussi lors de leurs voyages, de décrire « l’Orient éternel », en le comparant à la situation sociale et économique d’une Europe qui se trouve en pleine expansion industrielle. 

 

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