La Francophonie (partie 2)

Publié le par lifim2010

6-18 octobre 1993: Sommet de Grand-Baie (Maurice)

            Le cinquième sommet francophone décide de rebaptiser cette instance "Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement ayant le français en partage", en remplacement de la formule antérieure "ayant en commun l'usage du français".

La Conférence reconnaît que l'économie est l'un des éléments indissociables de la culture des peuples et précise les modalités de la coopération économique entre les membres.

            4 août 1994: En France, est adoptée la loi n°94-665 relative à l'emploi de la langue française, dite "loi Toubon« : Elle affirme que la langue française est "un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France", "la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics", ainsi que "le lien privilégié des Etats constituant la communauté de la francophonie". Actualisant et renforçant la législation de 1975, cette loi précise les conditions dans lesquelles l'emploi du français est obligatoire, sous peine de sanction, notamment dans les domaines de la consommation, de l'éducation, du travail, de l'audiovisuel et des manifestations culturelles et professionnelles.

 

2-4 décembre 1995 : Sommet de Cotonou (Bénin)

            Le sixième sommet francophone exprime une volonté d'affirmation politique de la communauté francophone sur la scène internationale.

             Les chefs d'Etat et de gouvernement ayant le français en partage entreprennent une importante réforme institutionnelle, afin de donner une présence et une visibilité accrues à la Francophonie : un Secrétariat général de la Francophonie sera institué ; l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) deviendra l' "Agence de la Francophonie", placée sous la responsabilité d'un administrateur-général ; la Charte de l'ACCT, révisée, deviendra la "Charte de la Francophonie".
 

            le Sommet s'engage également  à "promouvoir un espace francophone dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication" .

 

14-16 novembre 1997: Sommet de Hanoï (Vietnam)

            Le septième sommet francophone constitue un tournant institutionnel pour la Francophonie.

Après avoir reconnu "la nécessité de renforcer la dimension économique de la Francophonie" et "l'urgence de répondre au besoin de développement", il est décidé de réunir une première conférence des ministres francophones de l'Economie, "afin d'articuler un plan d'action autour de la notion de développement d'un espace de coopération économique francophone" .

18 décembre 1998:L'Assemblée générale des Nations unies reconnaît l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) comme observateur.

 

3-5 septembre 1999: Sommet de Moncton (Canada,    Nouveau-Brunswick)

            C’est le huitième sommet de la Francophonie qui a pour thème principal la jeunesse.
Cinq jeunes sont ainsi invités à prendre la parole lors de la cérémonie d'ouverture, tandis qu'une douzaine d'autres a l'occasion de s'entretenir à porte close avec les chefs d'Etat et de gouvernement.
            Les droits de l'Homme, la démocratie et l'Etat de droit constituent le deuxième grand sujet sur lequel travaille la Conférence.

            Enfin, les chefs d'Etat et de gouvernement ayant le français en partage s'engagent à "promouvoir, dans le processus d'intégration mondiale en cours, le respect de la diversité culturelle, facteur indéniable de l'enrichissement du patrimoine universel" .

 

18-20 octobre 2002: Sommet de Beyrouth (Liban).

             C’est  neuvième  Sommet de la Francophonie dont  le thème  est "le dialogue des cultures".

Les positions exprimées sur les questions internationales du moment (Irak, Israël-Palestine…) sont l'occasion pour la communauté francophone de s'affirmer politiquement sur la scène internationale.

15 janvier 2003: L'Assemblée parlementaire de la Francophonie adopte une "Déclaration de Strasbourg", dans laquelle elle s'inquiète de l'avenir du français et de la diversité linguistique dans l'Union européenne et proclame sa "détermination à promouvoir le français au sein des institutions européennes". "Nous exigeons que le français garde toute sa place dans l'Union européenne, tant comme langue de travail interne que comme langue de relations internationales", déclarent les parlementaires francophones.

4-5 septembre 2003: Les ministres francophones chargés des nouvelles technologies, réunis à Rabat (Maroc), adoptent la contribution de la Francophonie au Sommet mondial sur la société de l'information (Genève, 10-12 décembre 2003 et Tunis, 16-18 novembre 2005).

 

26-27 novembre 2004: Sommet de Ouagadougou,(Burkina Faso):  

            Dixième  Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement francophones dont le thème  est: «la Francophonie, espace solidaire pour un développement durable».

28-29 septembre 2006 : Sommet de Bucarest (Roumanie). 

            Onzième sommet de la Francophonie, «Les technologies de l'information dans l'éducation» sont le thème principal de la rencontre.
Les chefs d’Etat et de gouvernement débattent également de la situation internationale, notamment au Liban, en Côte d’Ivoire et au Darfour.

 

17-19 octobre 2008: Sommet du Québec

            Douzième sommet de la Francophonie: Outre la crise financière internationale, quatre thèmes principaux ont été abordés : la langue française ; la paix, la gouvernance démocratique et l’Etat de droit ; la gouvernance et la solidarité économiques ; l’environnement, le développement durable et les changements climatiques.

 

 

20 mars 2010: 40ème anniversaire de la Francophonie. Le président français Nicolas Sarkozy reçoit à Paris le Secrétaire général de la francophonie, le Sénégalais Abdou Diouf, et plusieurs centaines de représentants de la communauté francophone.

 

22-24 octobre 2010: Sommet de Montreux (Suisse).

Treizième  sommet de la Francophonie : 3 000 représentants des 70 Etats membres de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) sont réunis autour du thème "Défis et visions d’avenir pour la francophonie". Ils adoptent la Déclaration de Montreux ainsi que neuf résolutions, portant notamment sur les situations de crise, de sortie de crise et de consolidation de la paix, la situation en Guinée, la reconstruction d’Haïti, la lutte contre les faux médicaments, la criminalité transnationale organisée, la piraterie et les actes terroristes. Les chefs d'Etat et de gouvernement présents plaident pour une plus grande place de l'Afrique dans les instances internationales, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. Cinq nouveaux États observateurs sont admis à l’OIF : la Bosnie Herzégovine, la République dominicaine, les Émirats arabes unis, l’Estonie et le Monténégro. L’organisation compte désormais 75 États dont 56 membres et 19 observateurs. Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, est réélu pour un nouveau mandat. Le 14ème sommet doit se tenir à Kinshasa en 2012.

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